"EBIOS Risk Manager"

Sujet réservé

05/09/2019

Catégories : Présentation

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Présentation de CYPH-R, un outil d’analyse de risques cybersécurité interne EDF dédié aux besoins industriels. La version 1 est opérationnelle depuis 2018 et conforme avec EBIOS 2010, son évolution vers la conformité avec EBIOS RM est en cours.

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11/08/2019

Catégories : FAQ

La norme ISO/IEC 27005 décrit les principes de la gestion des risques dans le cadre de la mise en place d’un système de management de la sécurité de l’information en définissant notamment un processus de gestion des risques dans une logique d’amélioration continue.
La méthode EBIOS Risk Manager répond à l’ensemble de ces principes en proposant une méthode. Cette méthode présente 2 approches d’identification des risques : par conformité (pour les risques non délibérés) et par scénarios (pour les risques délibérés).
Ainsi, la détermination du plan de traitement des risques et son suivi (PACS) sont obtenus en respect de la norme.

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Catégories : FAQ

Des mesures peuvent bien entendu avoir un effet sur la gravité des risques dès lors qu’elles réduisent le préjudice lié à l’atteinte de la valeur métier concernée. Par exemple, des mesures permettent la mise en place d’un fonctionnement dégradé.
Les mesures sont prises en compte et décidées à plusieurs étapes de méthode. Un événement redouté peut avoir une gravité réduite parce que des mesures existantes sont considérées dans le socle de sécurité. La réduction de la gravité d’un scénario stratégique (et par induction d’un scénario opérationnel) peut être évaluée lors de l’atelier 3 par l’application de mesures de sécurité sur l’écosystème – Cette réduction à une gravité résiduelle est mentionnée dans le guide EBIOS Risk Manager dans le tableau cité en exemple page 76.
Il est vrai que dans une stratégie se limitant à renforcer la sécurité en rendant la tâche plus difficile pour l’attaquant, elle n’aura pas d’impact sur la gravité des risques. Ce qui ne sera pas le cas si la stratégie conduit également à limiter les préjudices des risques ou à réduire le niveau de menace intrinsèque.

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17/04/2019

Catégories : FAQ

Question initiale : « Le périmètre d’activité du Risk Manager est bien plus large que le périmètre des risques numériques, et d’autre part, le management des risques numériques est sous la responsabilité du RSSI, qui en fournit une vision au Risk Manager pour consolidation dans la cartographie des risques majeurs de l’organisation.
Au travers des FAQ publiées sur le site de l’ANSSI, il est indiqué que « Les publics intéressés par cette méthode sont les RSSI et les risk managers ». Concrètement qui déroule la méthode ?
 »

Quelques éléments de réponse :
1. La méthode est bien une démarche de gestion des risques. L’objet de la méthode peut être d’ailleurs de « mettre en place ou renforcer un processus de management du risque numérique au sein d’une organisation », ce qui est notamment illustré par les cycles opérationnels et stratégiques proposés dans la méthode.
2. Elle n’est pas déroulée par un acteur unique mais est conduite au travers d’ateliers réunissant les points de vue de plusieurs acteurs (Directions, métiers, RSSI, DSI, spécialiste en analyse de la menace numérique, Architectes fonctionnels, spécialiste en cybersécurité). Le Risk Manager peut être l’un des acteurs contribuant à la conduite de la démarche notamment en fournissant des éléments de décision de traitement des risques.
3. Quelque soit la méthode, l’un des points forts de cette nouvelle version est la simplification pour la rendre accessible à un plus grands nombre d’acteurs et notamment des non spécialistes de la SSI, dont des Risk Managers.
4. La méthode EBIOS Risk Manager est limitée aux risques numériques. EBIOS Générique (méthodologie du Club EBIOS) étend EBIOS RM pour se décliner dans tous les domaines en respect des exigences de la norme ISO 31000.

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14/03/2019

Catégories : Présentation

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Suite à l’appel à manifestation d’intérêt en août 2018 et la présentation de la méthode EBIOS Risk Manager, l’ANSSI a présenté son processus de labellisation permettant de proposer à termes des outils avec le label « EBIOS Risk Manager » conforme à la méthode. ALL4TEC est en cours de labellisation pour son outil Agile Risk Manager qui permet de mettre en pratique la méthode de l’ANSSI.

09/01/2019

Catégories : FAQ

EBIOS RM est une méthode de gestion des risques de cybersécurité, et non de gestion des risques juridiques, environnementaux ou autres.
En outre, l’approche par scénarios d’EBIOS RM est ciblée sur les menaces intentionnelles.
Toutefois, les risques accidentels et environnementaux sont traités a priori via une approche par conformité au sein du socle de sécurité.

A noter : l’approche générique d’EBIOS (https://club-ebios.org/site/ebios-lapproche-generique/) couvre tous les types de risques et permet de créer des méthodes sectorielles.

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Catégories : FAQ

L’objectif principal de la méthode EBIOS RM est de se concentrer sur l’analyse des risques ciblés. Considérant que les éléments faisant partie des référentiels de sécurité sont à appliquer (identifiés comme le socle de sécurité en atelier 1), la méthode EBIOS RM n’a pas pour objet de justifier ou d’argumenter le besoin ou les priorités de mettre en place ces mesures.
L’atelier 5, consacré au traitement des risques, sera l’occasion d’inscrire les mesures non mises à œuvre dans un plan d’amélioration continue.
A noter

  • que l’atelier 1 conduit à identifier des écarts qui pourront être réutilisés dans les activités 3 et 4 pour identifier des scénarios exploitants ces failles ;
  • seules sont représentées dans ce tableau les étapes essentielles pour répondre aux objectifs de l’étude.
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15/12/2018

Catégories : FAQ

La fiche d’expression rationnelle des objectifs de sécurité (FEROS) est un document largement utilisé dans les programmes et projets d’armement comme point de départ d’une démarche d’homologation ou de certification par exemple. Les sommaires types proposés sur le site institutionnel de l’ANSSI, dont celui de la FEROS (https://www.ssi.gouv.fr/uploads/2014/06/Lhomologation-en-neuf-etapes-simples-Document-types.pdf), feront l’objet d’une mise à jour avant l’été 2019 afin de répercuter les évolutions de la méthode EBIOS.

La FEROS est principalement le reflet des résultats de l’analyse de risque, elle est donc structurée comme telle. Par conséquent, vous pouvez adapter votre template en reprenant les grandes séquences d’EBIOS Risk Manager. Par exemple, si l’on considère le template proposé par l’ANSSI (cf. lien ci-dessus) :

  • §4 Besoins de sécurité —–> Socle de sécurité et événements redoutés (atelier 1)
  • §5 Etude des menaces —–> Sources de risque (atelier 2)
  • §6 Evénements redoutés —–> Menace liée à l’écosystème (atelier 3)
  • §7 Risques —–> Scénarios de risque (ateliers 3 et 4)
  • §8 Objectifs de sécurité —–> Stratégie de traitement du risque et mesures de sécurité (atelier 5)
  • §9 Risques résiduels —–> Risques résiduels (atelier 5)
  • §10 Compléments —–> Cadre de suivi des risques (atelier 5)

Pour le §8, nous vous recommandons fortement de structurer votre stratégie et vos mesures selon le cadre de référence suivant : protection, défense, résilience, gouvernance (voir fiche méthode n°9).

Ci-après les ressources utiles :

  • https://www.ssi.gouv.fr/entreprise/management-du-risque/la-methode-ebios-risk-manager/ ;
  • https://www.ssi.gouv.fr/guide/la-methode-ebios-risk-manager-le-guide/ ;
  • https://www.ssi.gouv.fr/entreprise/management-du-risque/la-methode-ebios-risk-manager/faq-methode-ebios-rm/.
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09/12/2018

Catégories : FAQ

Vous avez bien perçu l’articulation entre l’atelier 1 et les ateliers 2-3-4 d’appréciation des risques.

Un des objectifs de l’atelier 1 est d’identifier ou de bâtir un socle de sécurité à la fois basé sur l’état de l’art, les bonnes pratiques (dont la PSSI existante), et la réglementation. Les ateliers d’appréciation des risques vont ensuite « malmener » ce socle au travers de scénarios d’attaques représentatifs de la menace à laquelle vous êtes réellement exposé. L’appréciation des risques peut aboutir à la nécessité de durcir le socle grâce à des mesures complémentaires ad hoc. Elle peut également permettre de justifier des écarts de conformité ou des vulnérabilités. L’ISO 27001 constitue un cadre intéressant pour bâtir un socle de sécurité cohérent. Par ailleurs, la prise de risque peut dans certains cas être simplement acceptée en l’état ou refusée le temps de revenir à une situation plus saine, voire transférée vers une assurance ou un tiers.
L’appréciation des risques dans EBIOS RM est par essence intentionnelle. Nous considérons que les risques accidentels et environnementaux sont traités a priori dans l’atelier 1 dans le cadre du socle de sécurité.

Dès lors, deux réponses sont possibles.

La première consiste à distinguer les sujets. L’évaluation de la conformité aux bonnes pratiques de l’annexe de l’ISO 27001 vous permet de mettre les écarts en évidence et de déterminer les actions à entreprendre pour vous en rapprocher. Vous choisirez ensuite si votre étude des risques doit être basée sur l’état actuel de conformité aux bonnes pratiques ou sur l’état visé. À l’issue, vous aurez non seulement un plan d’action pour améliorer votre conformité et votre plan d’action pour traiter les risques appréciés avec la méthode.
Pour rappel, ces bonnes pratiques ne constituent pas le cœur d’ISO 27001, mais permettent juste de comparer les mesures choisies dans votre environnement à des bonnes pratiques.

La deuxième est applicable si vous souhaiteriez contextualiser ces risques afin de mettre en lumière de quelle façon les écarts concernés à l’ISO sont préjudiciables et justifier ainsi auprès de votre direction la nécessité d’y remédier.
Si vous souhaitez réaliser une appréciation des risques non intentionnels dans le cadre d’une EBIOS RM, vous pouvez procéder comme suit, mais dans tous les cas la phase d’appréciation des risques devra se concentrer sur les risques les plus extrêmes. Sans quoi, l’analyse serait trop lourde et inexploitable pour un décideur. Celui-ci doit pouvoir poser une décision sur un jeu de scénarios concret et limité, représentatif des risques les plus critiques.

  • Atelier 1 : identifiez les thématiques non intentionnelles relatives aux écarts de conformité dont vous souhaitez apprécier le risque (par exemple : la sécurité incendie, l’alimentation en énergie des locaux techniques, les intempéries et phénomènes climatiques, la protection contre les inondations).
  • Atelier 2 : documentez les sources de risque non intentionnelles en précisant le cas échéant les valeurs métier ou biens supports plus particulièrement concernés. (nota : documenter des objectifs visés n’aura ici pas de sens).
  • Atelier 3 : identifiez les parties prenantes associées aux sources de risque non intentionnelles ci-dessus (par exemple tel fournisseur qui assure la maintenance de vos biens supports si la source de risque est « erreur de maintenance ») ; vous pouvez aller au-delà en construisant une cartographie de menace de cet « écosystème non-intentionnel » sur la base de critères à adapter par rapport à ceux proposés pour l’intentionnel dans la fiche méthode n°5. Construisez ensuite pour chaque source de risque un scénario stratégique. Ce scénario illustre la manière selon laquelle la source de risque non intentionnelle peut conduire à des événements redoutés (de l’atelier 1) au travers d’un enchaînement d’événements non intentionnels ou de facteurs aggravants qui peuvent être relatifs aux écarts de conformité et/ou à une faible maîtrise de l’écosystème impliqué.
  • Atelier 4 : si besoin, affinez certains scénarios stratégiques au travers de scénarios opérationnels dont la vocation sera simplement de préciser les modes de défaillance et d’erreur qui pourront également être liés à des écarts (ex : une absence de procédure). Évaluez la vraisemblance des scénarios de risque selon la métrique proposée dans la fiche méthode n°8.
  • Atelier 5 : incorporez vos risques non intentionnels dans le traitement du risque au même titre que les risques intentionnels.

Une façon alternative (mais non exclusive de celle présentée ci-dessus) de « valoriser » les problèmes de nature non intentionnelle est de voir de quelle façon ils peuvent bénéficier aux attaquants dans vos scénarios de risque intentionnels. Par exemple, un attaquant peut arriver à atteindre son objectif visé en raison d’un écart de sécurité environnementale qu’il exploitera volontairement ou opportunément. La vraisemblance d’une attaque peut être accrue à cause d’un manquement à une règle ISO 27001. Dans cette approche, vos écarts non intentionnels sont intégrés dans des scénarios de risques intentionnels en tant que facteurs aggravants qui faciliteront l’attaque. Cette approche peut se révéler très percutante car elle montre de quelle façon les faiblesses environnementales du socle de sécurité peuvent rendre une attaque intentionnelle bien plus vraisemblable ou aggraver fortement les conséquences.

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02/12/2018

Catégories : FAQ

En matière de gestion des risques ou de cybersécurité, la méthode EBIOS Risk Manager est une méthode de référence développée par l’ANSSI et soutenue par le Club EBIOS. Elle permet d’apprécier et de traiter les risques numériques, conformément à la norme ISO/IEC 27005, dont les valeurs reposent sur les aspects concret, efficient, convaincant et collaboratif.

Face au bouleversement numérique, la méthode EBIOS nécessitait d’évoluer pour prendre en compte l’environnement numérique actuel (systèmes interconnectés, prolifération des menaces, état de l’art et règlementation plus mature, connaissance de la menace). La version de 2010 était très pertinente dans son contexte mais proposait une analyse séquencée, système par système. Il fallait attendre la fin de l’analyse complète pour pouvoir obtenir des résultats. La nouvelle version EBIOS Risk Manager propose une méthode d’analyse plus agile de l’ensemble des systèmes, dans leur environnement global, avec des résultats visibles étape par étape. Ce procédé d’analyse offre un aperçu plus réaliste et qualitatif. On estime qu’après appropriation, la mise en œuvre de cette démarche permet de gagner 30% de temps en comparaison avec la version de 2010. Les analyses réalisées avec cette dernière peuvent être intégrées au sein de cette nouvelle version puisque certaines mesures de traitement ont déjà été opérées. Ces mesures peuvent facilement contribuer à l’atelier 1 de la méthode EBIOS Risk Manager, lors de la définition du socle de sécurité.

EBIOS Risk Manager propose une analyse plus agile et ciblée. Elle est ancrée dans la réalité de la menace cyber et de l’environnement des systèmes concernés, et permet d’obtenir des résultats au fil de l’analyse, par ateliers exécutés. Elle prend en compte l’ensemble de l’écosystème de l’objet de l’étude.
Les analyses de risques réalisées avec la version précédente sont évidemment réutilisables dans la version actuelle. Grâce aux analyses de risques déjà réalisées, les mesures destinées à traiter les risques ont été identifiées et mises en place. Ces mesures pourront être directement intégrées au cours de l’atelier 1 de la méthode EBIOS, lors de la définition du socle de sécurité.
En effet, l’étape de définition du socle de sécurité permet d’identifier l’ensemble des bonnes pratiques, des mesures règlementaires et normatives qui s’appliquent à l’objet de l’étude, mais aussi des mesures spécifiques déjà mises en place sur le périmètre concerné.

La version 2010 n’est plus maintenue à partir de la sortie de la nouvelle version 2018.

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Catégories : FAQ

Il s’agit de la base officielle de l’ANSSI. Le Club et l’ANSSI poursuivent les travaux dans le cadre des groupes de travail du Club EBIOS afin de fournir plus de contenus sur son portail (bases de connaissances, techniques spécifiques, études de cas, etc.).

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Catégories : FAQ

La pyramide, qui place la réglementation et les mesures de base sous la gestion des risques, a pour but d’expliquer qu’EBIOS Risk Manager vise l’efficacité plutôt que l’exhaustivité : la méthode gère les risques qui peuvent encore survenir après application de la réglementation et des pratiques de base. Le reste de la méthode se concentre donc uniquement sur cette partie.

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17/11/2018

Catégories : FAQ

En complément du guide EBIOS Risk Manager, des « fiches méthodes » ont été créées pour vous aider à réaliser chaque atelier décrit dans le guide. Elles contiennent notamment des bases de connaissances qui ont vocation à faciliter l’animation des ateliers d’appréciation des risques et l’identification des scénarios. Conçues comme des outils d’accompagnement à vocation pédagogique, ces fiches méthodes seront régulièrement enrichies et mises à jour.

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Catégories : FAQ

Suite à l’appel à manifestation d’intérêt lancé l’été 2018 par l’ANSSI, plusieurs éditeurs ont répondu favorablement et travaillent activement au développement de solutions logicielles pour outiller la méthode EBIOS RM.
Le lancement d’un label qui atteste de la conformité des solutions logicielles aux principes et aux concepts de la méthode a eu lieu début 2019.
La liste des solutions labellisées est disponible sur le site de l’ANSSI.

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Catégories : FAQ

Afin d’outiller cette nouvelle méthode, l’ANSSI souhaite s’appuyer sur des partenaires externes, éditeurs de logiciel. La mise à disposition d’une ou plusieurs solutions logicielles conformes à l’esprit de la méthode apparaît comme un complément attendu qui facilitera son adoption par le plus grand nombre.
Dans cette logique, l’ANSSI travaille à la création et à l’attribution d’un label de conformité EBIOS RM, accessible à tout éditeur souhaitant développer une solution logicielle conforme aux principes et aux concepts de la méthode EBIOS « Risk Manager ».
Les éditeurs sont dès à présent invités à se rapprocher de l’ANSSI (contact : ebios[at]ssi.gouv.fr) pour participer à l’expérimentation de la labellisation avant son lancement et disposer du cahier des charges dans le cadre d’un accord de confidentialité.

Voir la page du label sur le site de l’ANSSI.

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Catégories : FAQ

Les analyses de risques réalisées avec la version précédente sont évidemment réutilisables dans la version actuelle. Grâce aux analyses de risques déjà réalisées, vous avez identifié et mis en place un certain nombre de mesures destinées à traiter les risques. Ces mesures pourront être directement intégrées au cours de l’atelier 1 de la méthode EBIOS Risk Manager, lors de la définition du socle de sécurité.
En effet, l’étape de définition du socle de sécurité permet d’identifier l’ensemble des bonnes pratiques, des mesures règlementaires et normatives qui s’appliquent à l’objet de l’étude, mais aussi les mesures spécifiques déjà en place sur votre périmètre.

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Catégories : FAQ

A minima, il est fortement conseillé d’impliquer dans les ateliers un représentant du métier ou de la direction et un responsable des systèmes d’information. Néanmoins, la cybersécurité étant un domaine particulièrement technique, nous conseillons aux PME de se faire accompagner par un prestataire maîtrisant les enjeux et la méthode. Pour cela le Club EBIOS peut aider à prendre en main la méthode et à identifier des prestataires.

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Catégories : FAQ

Réponse d’un membre du Club
La méthode EBIOS Risk Manager répond tout à fait à ce besoin. Le premier atelier permet de faire l’état des lieux de la conformité à une ou plusieurs règlementations en identifiant les éventuels écarts qui sont envisagés et les mesures qui sont prévues dans le socle de sécurité pour compenser ces écarts. Puis les phases d’appréciation et de traitement des risques (ateliers 2, 3, 4 et 5) permettent de consolider le socle de sécurité pour in fine attester de la conformité réglementaire, en précisant les écarts acceptés grâce à l’ensemble des mesures de sécurité qui permettent de diminuer suffisamment la criticité des risques.

Une réaction extérieure
J’essaye de comprendre de quelle manière EBIOS Risk Manager pourrait être utilisée afin d’évaluer notre conformité vis-à-vis de plusieurs référentiels ANSSI. Je rencontre toutefois un problème d’interprétation pour ce cas d’utilisation, intitulé « Être en conformité avec les référentiels de sécurité numérique », page 14 du guide. Plus particulièrement dans le tableau de cette page où ce process ne fait intervenir que les ateliers 1 et 5. Cette ligne du tableau semble contredire la réponse ci-dessus. J’ai toutefois une remarque : en général les documents de conformité (hygiène, PSSIE, RGS) sont rédigés en dehors de tout contexte de menace /scénarios de risque précis. Du coup, quel que soit le cheminement au travers des ateliers, il semble difficile de réaliser les étapes de l’atelier 5 qui nécessitent de tels scénarios de risque.

Réponse d’un autre membre du Club
1. Le tableau page 14 du Guide est une aide à l’application de la méthode. Les ateliers identifiés doivent être considérés comme les principaux ateliers visant la finalité recherchée.
2. Il n’est pas nécessaire d’identifier des risques liés aux référentiels considérant que les exigences n’ont pas besoin d’être justifiées par des risques à couvrir. Elles sont des postulats considérés dans l’étude.
3. Les documents de conformité à prendre en compte dans l’atelier 1 doivent être une liste d’exigences applicables servant de référence à l’analyse de conformité. Le contexte peut être pris en compte dans le cadre du référentiel mais ne doit pas dépendre de risques non identifiés. L’atelier 5 peut servir à rédiger le PACS à partir des écarts identifiés en atelier 1, et à identifier les risques résiduels pour les exigences non satisfaites, sans pour autant réaliser une approche par scénario. L’approche par scénario peut compléter l’analyse.

Réponse d’un autre membre du Club
Il faut distinguer :
1. la pure gestion des risques de cybersécurité avec EBIOS Risk Manager, qui commence par évaluer l’application de ce qu’on s’est engagé à mettre en œuvre en matière de sécurité (ex : PSSI ou hygiène), et là, soit on s’arrête là tant que le socle n’est pas mis en œuvre, soit on note les écarts et cela alimente le plan d’action, pour ensuite mener le reste de l’étude comme si c’était mis en place afin de se concentrer sur ce qui dépasse du socle ;
2. la gestion des risques juridiques, qui va consister à protéger l’organisme des non-conformités avec la réglementation qu’on est censé appliquer, et là, il vaut mieux partir de l’EBIOS générique et l’utiliser en changeant les concepts et l’ordre des choses (ex : les impacts seront juridiques, financiers ou d’image et leur gravité dépendra des sanctions potentielles, et les scénarios de risques correspondront à tout ce qui rendrait possible les non-conformités) ;
3. la gestion des risques uniquement sur la vie privée, et là je conseillerais d’utiliser les guides et le logiciel libre PIA de la CNIL ;
4. la gestion des risques mixtes SSI + privacy, qui pourrait consister à utiliser EBIOS Risk Manager, en ajoutant deux choses : d’une part une déclaration d’applicabilité au regard des principes fondamentaux (finalité légitime et déterminée, minimisation des données collectées, exercice des droits des personnes, etc.), et d’autre part les impacts sur les droits et libertés des personnes concernées dans les événements redoutés.
Tout dépend de l’objectif visé, et il faut savoir jouer avec les outils, sachant que selon moi, il n’y a pas de meilleur outil qu’un outil qu’on maîtrise !

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Catégories : FAQ

En se constituant autour de 5 ateliers complémentaires, la méthode EBIOS RM offre :
– Une synthèse entre conformité et scénarios : la méthode s’appuie sur un socle de sécurité solide, construit grâce à une approche par conformité. L’approche par scénarios vient solliciter ce socle face à des scénarios de risque plus particulièrement ciblés ou sophistiqués ;
– Une valorisation de la connaissance cyber : pour construire des scénarios de risques du point de vue de l’attaquant, il est indispensable d’avoir une bonne connaissance de ceux-ci. L’ANSSI propose donc avec la méthode EBIOS une structure permettant d’évaluer les différents profils d’attaquants et leurs objectifs ainsi que des bases de connaissances ;
– Une prise en compte de l’écosystème : les attaquants ne cherchent plus forcément à atteindre de manière frontale les organismes mais à passer par des parties prenantes de leur écosystème, qui peuvent être plus vulnérables, pour parvenir à leurs fins. La prise en compte de l’écosystème dans l’étude des risques est donc à présent indispensable.

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Catégories : FAQ

La méthode EBIOS Risk Manager a été conçue en s’appuyant sur les valeurs suivantes :
– une méthode concrète axée sur la réalité de l’état de la menace ;
– une méthode efficiente, simple et suffisamment souple pour être complétée et adaptée rapidement ;
– une méthode convaincante auprès des dirigeants, où le risque cyber doit être expliqué avec pédagogie ;
– une méthode collaborative car les différents ateliers regroupent la direction, les métiers et les équipes SSI.

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Catégories : FAQ

La méthode EBIOS Risk Manager doit offrir une compréhension partagée des risques cyber entre les décideurs et les opérationnels. L’objectif est que le risque cyber soit considéré au même niveau que les autres risques stratégiques (risque financier, juridique, d’image, etc.) par les dirigeants.
Les publics intéressés par cette méthode sont les RSSI et les risk managers.

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Catégories : FAQ

La méthode EBIOS (dont la dernière version datait de 2010) était très pertinente dans son contexte. Face aux évolutions du numérique de ces dernières années, elle s’est modernisée pour prendre en compte l’environnement actuel (systèmes interconnectés, prolifération des menaces, état de l’art et règlementation plus mature, connaissance de la menace), et permettre aux dirigeants d’appréhender correctement les enjeux majeurs de la sécurité du numérique (de nature stratégique, financière, juridique, d’image, de ressources humaines).

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17/10/2018

Catégories : ANSSIFrançaisMéthode sectorielle

La méthode de référence française EBIOS accompagne les organisations pour identifier et comprendre les risques numériques qui leurs sont propres. Elle permet de déterminer les mesures de sécurité adaptées à la menace et de mettre en place le cadre de suivi et d’amélioration continue à l’issue d’une analyse de risque partagée au plus haut niveau.

Sur le site de l’ANSSI : La méthode EBIOS Risk Manager

Écouter aussi le podcast du 17/11/2019 de Fabien CAPARROS (ANSSI) sur NoLimitSecu.